Une installation photovoltaïque transforme la lumière en électricité, consommée directement par la maison ou injectée sur le réseau. En province de Liège, un kilowatt-crête bien orienté produit en moyenne 850 à 950 kWh par an, un peu moins sur un toit est-ouest ou partiellement ombragé.
Ce qui a changé, c'est la valeur de l'électricité injectée. Pour les nouvelles installations wallonnes, la compensation a pris fin : ce que vous envoyez sur le réseau n'est plus déduit de ce que vous achetez, mais racheté par votre fournisseur à un prix bien inférieur.
Combien coûte une installation photovoltaïque ?
En octobre 2026, une installation de 5 à 6 kWc, soit douze à quinze panneaux, coûte entre 6 500 et 10 000 € TVA comprise en province de Liège. Le prix comprend les panneaux, l'onduleur, la fixation, le câblage, le contrôle de conformité et la mise en service.
Dans un logement privé de plus de dix ans, la pose de panneaux bénéficie en règle générale de la TVA à 6 %. Pour un logement plus récent, demandez au professionnel le taux en vigueur au moment de la facture.
Pourquoi l'autoconsommation change tout ?
Chaque kilowattheure produit et consommé sur place vous évite d'acheter un kilowattheure au prix fort, réseau et taxes compris. Chaque kilowattheure injecté ne vous rapporte qu'une fraction de ce prix. La rentabilité dépend donc de la part de production que vous consommez vous-même.
Une maison vide en journée autoconsomme souvent 25 à 35 % de sa production. Avec des appareils programmés en journée, un ballon d'eau chaude piloté, une voiture électrique ou une pompe à chaleur, cette part peut dépasser 50 %.
Et la batterie ?
Une batterie stocke le surplus de la journée pour le soir. Elle augmente l'autoconsommation, mais coûte cher et vieillit. Elle se justifie surtout avec une forte consommation en soirée, ou en complément d'un tarif dynamique. Faites calculer le gain réel, pas seulement le taux d'autonomie.
Comment estimer la rentabilité de son installation ?
Le calcul tient en trois chiffres : la production annuelle estimée, la part autoconsommée et le prix de l'électricité que vous évitez d'acheter. Une installation de 5 kWc à Liège produit autour de 4 500 kWh par an. Avec 35 % d'autoconsommation, ce sont environ 1 600 kWh que vous n'achetez plus au prix fort, le reste étant revendu à faible prix.
Sur ces bases, un retour sur investissement de huit à douze ans est un ordre de grandeur réaliste pour une maison familiale, plus court si l'autoconsommation augmente. Méfiez-vous des simulations qui supposent 70 % d'autoconsommation sans batterie ni changement d'habitudes.
Ardoises, tuiles, toit plat : la fixation compte
Les toitures en ardoises, fréquentes en province de Liège, demandent des crochets adaptés et un couvreur soigneux, sous peine d'ardoises cassées et d'infiltrations. Sur un toit plat, les panneaux sont posés sur des supports lestés ou fixés, inclinés vers le sud ou en est-ouest pour en loger davantage.
Les démarches en Wallonie
- Un contrôle de conformité de l'installation électrique par un organisme agréé, obligatoire avant la mise en service.
- La déclaration de l'installation au gestionnaire de réseau, RESA ou ORES selon la commune, via le formulaire prévu.
- Un compteur numérique, qui mesure séparément le prélèvement et l'injection.
- Un contrat d'injection avec votre fournisseur, pour valoriser le surplus.
En règle générale, des panneaux posés sur un toit en pente, dans le plan de la toiture, ne demandent pas de permis d'urbanisme. Un bien classé, une zone protégée ou une installation au sol peuvent changer la donne : l'installateur doit le vérifier.
Dans quels cas les panneaux ne sont-ils pas rentables ?
- Un toit orienté au nord, ou ombragé par un arbre, un pignon voisin ou une colline une bonne partie de la journée.
- Une toiture à refaire dans les cinq ans : il faudra démonter puis reposer les panneaux, ce qui coûte cher.
- Une très faible consommation en journée, sans possibilité de la déplacer.
- Une maison que vous comptez vendre très vite, où l'investissement ne sera pas toujours valorisé à sa juste mesure.
Que doit contenir le devis ?
Le nombre, la marque et la puissance des panneaux, l'onduleur et sa garantie, une estimation de production basée sur votre toit réel, le système de fixation adapté à la couverture (ardoises, tuiles, toit plat), le contrôle de conformité, les démarches auprès du gestionnaire de réseau et le taux de TVA.
Si vous envisagez aussi une pompe à chaleur, les deux projets se dimensionnent ensemble : lisez notre guide de la pompe à chaleur et notre page primes et TVA.